
Sport · Ski
Mon histoire
avec le ski.
Un rêve de gosse devenu un métier : skier, apprendre, recommencer, puis transmettre à son tour ce que la montagne enseigne.
J’ai commencé à skier à l’âge de trois ans avec mon père. Très tôt, la montagne est devenue un terrain familier : celui de la liberté, de l’équilibre, de la vitesse, mais aussi de la patience. Bien plus tard, à vingt-six ans, j’ai décidé de commencer la compétition pour aller chercher un objectif qui me suivait depuis longtemps : devenir moniteur de ski.
3 ans
Premiers skis avec mon père, et une relation à la montagne qui commence très tôt.
26 ans
Début tardif de la compétition, avec un objectif clair : entrer dans le parcours du monitorat.
2020
Obtention du Diplôme d’État de moniteur de ski.
Un rêve pas vraiment raisonnable.
Le ski n’est pas arrivé dans ma vie comme un simple loisir d’hiver. C’était une histoire familiale, une évidence de vacances, puis peu à peu une idée plus tenace : celle de pouvoir un jour porter la veste rouge, enseigner, accompagner, transmettre.
Le chemin n’était pourtant pas le plus direct. Je n’avais pas suivi un parcours ski-études, je n’avais pas grandi dans la compétition, et je suis revenu vers cette exigence assez tard. Il a fallu accepter de reprendre les bases, de me confronter à des skieurs plus jeunes, plus rapides, mieux préparés depuis longtemps.

Construire le moteur.
Pour tenir ce projet, il ne suffisait pas de bien skier. Il fallait aussi encaisser les journées, répéter, enchaîner, récupérer, garder de la lucidité quand la fatigue arrive. C’est dans ce contexte que j’ai commencé à travailler sérieusement l’endurance.
En novembre 2010, la préparation marathon est devenue une étape importante. À l’époque, elle n’était pas encore un objectif de triathlète : elle servait d’abord à développer le fond nécessaire pour le ski. Avec le recul, c’est probablement l’un des premiers ponts entre la montagne et l’endurance longue.

Le ski m’a appris qu’un rêve de gosse peut devenir réel, à condition de s’en donner les moyens.
Devenir moniteur.
Le cursus de l’École Nationale de Ski et d’Alpinisme est exigeant. Il demande de la technique, bien sûr, mais aussi une vraie capacité à apprendre vite, à se remettre en question, à comprendre le terrain et à garder de la précision quand les conditions changent.
Obtenir le Diplôme d’État, puis enseigner à l’ESF de La Foux d’Allos, a donné une forme concrète à cette histoire. Comme en musique, il ne s’agit pas seulement de savoir faire : il faut savoir regarder l’autre, trouver la bonne consigne, rassurer, débloquer un geste, transmettre sans écraser.
Ce qui reste
Lire la pente.
Le ski continue de nourrir le reste : le rapport au terrain, la capacité d’adaptation, le goût du geste juste, et cette manière de transmettre qui traverse aussi mon parcours de musicien.
